Nouvelle-Zélande : deux fois plus d’usagers en cinq ans
Sur RNZ Midday Report, David Menkes (U. Auckland) signale que 3,1 % des adultes néo‑zélandais ont consommé psilocybine, LSD ou kétamine en 2023‑24, contre 1,3 % cinq ans plus tôt. Le ratio doublé qui force le débat sur l’accès médical encadré.
Un point mérite d’être relevé : ces gens se soignent déjà, sans ordonnance et sans surveillance, avec des produits dont ils ignorent la composition exacte. La discussion sur l’ouverture arrive donc après coup, pour encadrer un phénomène qui n’a pas attendu qu’on lui donne la permission.
C’est la mécanique habituelle : la pratique précède la norme, et celle‑ci court derrière en s’essoufflant. Une proportion qui grimpe de cette façon en cinq ans finit toujours par asseoir les ministères autour d’une même table. La vraie interrogation porte désormais sur les conditions concrètes d’accès.