Quand un colloque devient un acte de résistance
À la clôture de Psychedelic Culture 2026 à San Francisco, Alejandra Barajas (Lead Program Officer) salue 600+ participants, 86 bourses, 12 voix autochtones, et requalifie l’événement en « acte de résistance » face aux freins migratoires et politiques. Chacruna assume sa ligne : la communauté psychédélique est aussi une communauté civique, et le format conférence devient un outil d’advocacy.
Le rapport entre ces nombres dit quelque chose : quatre-vingt-six aides pour six cents personnes, soit près d’une sur sept qui ne serait pas venue autrement. Dans un secteur où le billet d’entrée dépasse souvent le millier de dollars, c’est un arbitrage budgétaire, pas un supplément d’âme.
Quant aux obstacles à l’entrée sur le territoire, ils n’ont rien d’anecdotique : faire venir un praticien du Gabon, du Pérou ou du Mexique relève aujourd’hui du parcours du combattant. On organise des rencontres mondiales dont les premiers concernés se retrouvent, dans les faits, tenus à distance.