Trois idées reçues qu’il a fini par lâcher
Sur Substack, Andrew Weisse fait son bilan annuel : les psychédéliques ne sont pas d’abord des outils de guérison, divination, lien social, exploration les ont précédés ; la stabilité affective qu’on érige en objectif vaut moins que la liberté ; et ce qui le captive aujourd’hui, c’est moins la conscience altérée que la culture autour des substances. Un essai introspectif utile pour qui veut sortir de la grille « thérapie vs récréatif ».
Le premier point tient historiquement : avant de servir de traitement, ces plantes ont servi à décider, à deviner, à souder un groupe. L’approche médicale a moins de quatre‑vingts ans, l’usage rituel en compte plusieurs milliers. On a pris la branche la plus récente pour l’arbre entier.
Le deuxième dérange davantage : viser l’équilibre émotionnel comme but ultime, c’est confondre l’absence de vagues avec une vie réussie. Il préfère la marge de manœuvre à la ligne plate. Ça se discute, mais ça vaut mieux que l’idéal de sérénité permanente qu’on nous vend partout.