Ces psychédéliques laissés de côté par l’histoire
Andrew Weisse rappelle sur Substack que les molécules dominantes ne sont pas les meilleures, juste les mieux placées géographiquement et marketing. L’ololiuqui mexicain, le yopo amazonien, l’amanita muscaria : évincés du récit thérapeutique moderne par accident d’histoire.
La chimie explique une partie du tri : les graines mexicaines contiennent des lysergamides, cousines directes de ce qu’Albert Hofmann a synthétisé. La poudre amazonienne, elle, se prise, ce qui brûle et fait pleurer. Entre un cachet et une inhalation douloureuse, le marché a tranché vite.
Le reste tient à la colonisation et au hasard : ce qui a été décrit par des Européens curieux a survécu, le reste s’est perdu en route. La salvia, le datura, le cébil attendent encore leur tour. On appelle ça un canon, c’est surtout la liste de ce qu’on a bien voulu regarder.