Ce que voit le cerveau quand on lui injecte du DMT
SPIN embarque dans le scanner IRM de l’Imperial College, où des volontaires reçoivent du DMT en intraveineuse pour aller « rencontrer des entités » sous l’œil des neuroscientifiques. Le magazine tisse l’histoire de la molécule : des chamanes amazoniens à sa synthèse en 1931, avec la science des états les plus intenses. Un longform qui rappelle qu’entre le labo et la vision, la frontière est plus poreuse qu’on ne l’admet.
Le premier à l’avoir fabriquée, un chimiste canadien, ignorait ce qu’il tenait : il faudra un quart de siècle pour comprendre que le produit est actif, et les années 1990 pour que quelqu’un ose en injecter à des participants dans un cadre universitaire. Le reste appartient au folklore.
Ce que l’imagerie montre reste modeste au regard de ce que les gens racontent : des motifs d’activité proches du rêve éveillé. Sur la question de savoir qui sont ces présences que presque tous décrivent, l’appareil n’a rien à dire. Il mesure la trace, jamais le contenu.