Quand Big Pharma flaire le filon psyché
Charge réjouissante dans The Spectator : 2026 serait « l’année psyché », le trip de Trump, décret présidentiel à l’appui, et Big Pharma renifle enfin le filon. On y lit une contre‑culture rattrapée par ses actionnaires, entre promesse thérapeutique et récupération marketing. Notre malaise favori : et si guérir devenait un marché comme un autre ?
La scène de la signature vaut tous les argumentaires : autour du président, un animateur de podcast, un ancien commando devenu héros de film et son frère jumeau élu au Congrès. Voilà le comité d’accueil de la révolution annoncée. Aucun soignant dans le cadre, pas davantage de patient.
On peut trouver ça grinçant et reconnaître que le texte débloque des choses réelles : cinquante millions de dollars, une agence sommée d’accélérer ses revues, une administration des stupéfiants priée de desserrer l’étau. L’ennui n’est pas l’arrivée de cet argent, c’est qu’il vienne avec ses conditions et que personne ne les discute.