Les racines du cannabis, un déchet plein de vertus
Marijuana Moment relaie une revue du Journal of Cannabis Research signée par deux universités brésiliennes : phytostérols, alcaloïdes, terpènes, composés phénoliques, la partie de la plante qu’on jette contiendrait de quoi travailler l’inflammation, la douleur et les spasmes. Rien de psychoactif là‑dedans, juste le rappel qu’on connaît mal une plante qu’on croit connaître par cœur.
L’usage est plus vieux que l’étude : on soignait avec elles les brûlures, les blessures infectées et les douleurs bien avant qu’on sache nommer un terpène. Les auteurs ont ratissé huit bases de données jusqu’à fin 2024, et relèvent des effets antispasmodiques chez l’animal, sans toxicité cellulaire.
Ce qui se joue ici dépasse le cas d’espèce : quatre‑vingts ans d’interdit ont concentré les crédits sur ce qui défonce, et laissé le reste en friche. On retrouve aujourd’hui ce que des pharmacopées entières savaient déjà. Le rattrapage passera par des essais cliniques, pas par des synthèses d’articles.