Le monde arabe redécouvre les psychédéliques par la kétamine
Depuis 2017, deux hôpitaux de Beyrouth soignent la dépression résistante à la kétamine : classée anesthésique, donc contournable. DoubleBlind raconte un renouveau discret, des Émirats à la Jordanie, où la moitié des médecins sondés restent hostiles. Et rappelle que Le Caire faisait de la recherche sur le LSD dans les années 1950, avant que tout le monde oublie.
La kétamine est classée comme anesthésique, pas comme stupéfiant. C’est toute la brèche : depuis 2017, deux hôpitaux de Beyrouth traitent la dépression résistante sans avoir à demander l’autorisation de personne. DoubleBlind suit le fil jusqu’aux Émirats et à la Jordanie, où des cliniques s’ouvrent à bas bruit, et où la moitié des médecins sondés considèrent encore la molécule comme une drogue, pas comme un soin.
Le magazine rappelle au passage que Le Caire menait des recherches sur le LSD dans les années 1950, avant que la prohibition internationale referme le dossier. La région ne découvre donc pas les psychédéliques. Elle s’en souvient.