À Oaxaca, six thérapeutes racisés soignent ce que le racisme a laissé
Six psychothérapeutes du Canada et des États‑Unis sont partis en retraite dans la Sierra Sur, chez une curandera et un curandero. Le sujet du soin, cette fois, c’était eux.
Temazcal, cérémonies de champignons, intégration par le dialogue, l’art et la marche : la retraite de novembre 2025 est racontée dans Chacruna par Rajni Sharma, qui pose sa thèse en une ligne, le trauma racial ne vit pas seulement dans la mémoire, il vit dans le corps. Soigner des thérapeutes qui portent cela toute l’année n’a rien d’un luxe.
Le texte insiste tout autant sur la dette : ces plantes viennent de traditions vivantes, et le mot juste est réciprocité, pas extraction. Une retraite de praticiens occidentaux au Mexique n’échappe pas à la question, elle la pose.