Trois psychédéliques, trois cerveaux différents : le scanner tranche
Une équipe danoise a comparé LSD, psilocybine et 2C‑B dans le cerveau du rat. Trois molécules rangées dans la même famille, trois signatures métaboliques distinctes, et deux seulement qui laissent une trace une semaine plus tard.
L’imagerie métabolique, publiée dans Nature Communications par l’Université du Danemark du Sud, sépare nettement les trois : le 2C‑B mobilise surtout les circuits de la récompense, le LSD ceux de l’habitude et de la motivation, la psilocybine ceux de l’émotion. Même rayon dans l’armoire du pharmacologue, trois trajets différents dans le cerveau.
Le détail qui compte arrive une semaine après la dose : LSD et psilocybine laissent encore une empreinte, le 2C‑B non. De quoi rappeler que « psychédélique » est d’abord un mot de catalogue, et qu’un résultat obtenu avec une molécule ne se transporte pas tel quel sur sa voisine.