Une souris « humanisée » pour mieux étudier les psychédéliques
Le récepteur sur lequel agissent LSD et psilocybine diffère d’un seul acide aminé entre la souris et l’humain, précisément là où la molécule s’accroche. L’équipe de Bryan Roth, à l’université de Caroline du Nord, a corrigé l’écart par CRISPR, explique DoubleBlind. Les travaux sont parus dans Nature Neuroscience.
Ce détail faussait une bonne partie des études animales, sur lesquelles repose l’essentiel de nos connaissances. Roth juge les modèles précédents « inutiles ». Ses rongeurs portent en plus un marqueur lumineux qui montre, au microscope, où se trouve cette cible dans le cerveau et dans quelle partie de la cellule il se loge.
Le projet est né d’un financement de la DARPA, l’agence de recherche militaire, pour concevoir des composés sans voyage. Il fallait d’abord des animaux capables de réagir comme nous. Ces souris sont désormais accessibles à tous les laboratoires, ce qui pourrait accélérer la mise au point de traitements mieux ciblés.