L’entourage d’Elon Musk finance la normalisation des psychédéliques
Le Wall Street Journal suit l’argent : Antonio Gracias, administrateur de SpaceX, a placé 25 millions de dollars dans Lykos, rebaptisée Resilient Pharmaceuticals, et 16 millions dans une chaire à Harvard. Autour de lui, Steve Jurvetson et Kimbal Musk. La renaissance psychédélique s’est trouvé des mécènes, et ils ne sont pas discrets.
Resilient a redéposé en août son dossier de MDMA contre le stress post-traumatique, sans refaire l’essai de phase 3 que l’agence américaine réclamait après son refus de 2024. Un pari risqué, que seuls des investisseurs très patients peuvent porter, puisque la société n’a aucun produit à vendre en attendant.
Ce soutien change la nature du débat. Quand des fortunes de la tech misent sur une molécule, chaque décision réglementaire devient aussi un enjeu d’image pour elles. Les chercheurs y gagnent des moyens durables ; la discipline, elle, risque d’hériter de la méfiance que suscitent désormais les milliardaires de la Silicon Valley.