L’ayahuasca n’a pas été pensée pour les corps malades ou autistes
Dans DoubleBlind, vōx, personne autiste et malade chronique, raconte sa première cérémonie, en 2024. La praticienne a posé des questions sur les médicaments, jamais sur les diagnostics, la surcharge sensorielle ou les aménagements nécessaires. Un récit qui montre combien les espaces de bien‑être supposent un corps déjà en bonne santé.
Le témoignage ne rejette pas l’expérience, décrite comme la perception soudaine d’un champ d’énergie vibrant. Il pointe une culture où l’abandon de soi est prêché à tous, sans adaptation. Les purges, les longues heures au sol, le bruit et la chaleur pèsent différemment quand on vit avec des douleurs ou une hypersensibilité.
La plupart des guides, observe vōx, penchent vers le spirituel plus que vers la médecine. Un entretien préalable sérieux, quelques vérifications simples et la possibilité d’adapter la séance suffiraient souvent. Le propos rejoint une critique plus large : un secteur qui promet de soigner mais n’accueille réellement que les personnes valides.