Kambo : les morts sont documentées, les bienfaits beaucoup moins
The Psychedelic Blog dresse la liste : un Italien de 42 ans, une Australienne en 2019, un festivalier en 2021, une Mexicaine en 2024, une Américaine déclarée en mort cérébrale. Tous après une séance de kambo, la sécrétion d’une grenouille amazonienne vendue comme une détox. Les preuves de bénéfices, elles, restent très minces.
Les rapports médicaux accumulent hyponatrémie, convulsions, psychoses, hépatites, arrêts cardiaques et rupture de l’œsophage. Dans une étude observationnelle portant sur 241 séances, tous les participants ont vomi, plus de 70 % ont eu le visage gonflé et environ un sur dix s’est évanoui. Ces réactions sont précisément l’effet recherché par les praticiens.
Le danger vient aussi du rituel : on boit de grandes quantités d’eau avant de purger, ce qui peut faire chuter le sodium sanguin jusqu’à l’œdème cérébral. Le kambo circule pourtant dans les mêmes réseaux que les cérémonies psychédéliques, avec une aura naturelle qui rassure à tort. Il n’a rien d’une plante douce.