Des psychédéliques sans voyage ? Une erreur, selon deux chercheurs
Dans l’International Journal of Drug Policy, le psychologue néerlandais Julian Heller et le philosophe Yogi Hendlin s’en prennent aux molécules « allégées », conçues pour garder l’effet thérapeutique sans l’expérience. Pour eux, le bénéfice dépend du vécu et du contexte, pas seulement de la chimie, rapporte The Microdose.
Ils défendent la notion d’« écodélique » : l’expérience se déploie en relation avec les autres et avec le monde, et c’est cette relation qui transforme. Retirer la dimension subjective reviendrait à supprimer l’ingrédient principal, pour ne garder qu’un antidépresseur de plus, pratique et peu coûteux à prescrire.
Leur critique vise aussi l’économie. Ces versions sans trip, écrivent‑ils, servent à rendre les patients assez productifs, plutôt qu’à interroger les causes du stress et de l’épuisement. L’argument tombe mal pour une industrie qui lève justement des fonds sur cette promesse, comme vient de le faire BetterLife avec 100 millions.